ESKOM-pylons_2

Afrique du Sud :Le directeur general de l’Eskom Brian Molefe éjecté de son poste par le gouvernement

Le gouvernement sud-africain a ordonné, ce mercredi 31 mai, que Brian Molefe rende son tablier de directeur exécutif de l’Eskom récemment reconquis, estimant que cette décision a causé un préjudice à la réputation de l’entreprise et du pays entier.

« Nous affirmons que cette décision est regrettable. Les événements des trois dernières semaines ont été assez pénibles, et ce, à plusieurs égards. S’il cherchait à résoudre les problèmes entrainés par la démission du directeur, le conseil d’administration aurait pu trouver une autre alternative. Cette décision a causé beaucoup de préjudices à l’Etat. Elle a nui à la réputation de l’Eskom, ainsi qu’à celle de son conseil d’administration.», a affirmé Malusi Gigaba, le ministre des Finances, s’exprimant au nom du comité interministériel qui a pris cette nouvelle décision.

Lynne Brown, la ministre des Entreprises publiques, a annoncé pour sa part qu’elle nommerait un nouveau directeur par intérim dans les deux prochains jours. Elle a également averti d’un éventuel changement de l’ensemble du bureau de la compagnie. Mais cette décision n’interviendra qu’après l’assemblée générale de l’Eskom qui se tiendra dans trois semaines. La ministre a aussi révélé que la question d’octroi d’une prime de départ à M. Molefe était toujours en suspens, et devrait être discutée avec le bureau de la compagnie.

Brian Molefe a démissionné de son poste de directeur exécutif de l’Eskom en novembre dernier, une décision qui a pris effet en janvier 2017. Il était suspecté de laisser la famille Gupta s’ingérer dans la gestion de son organisation. Le conseil de la compagnie a, par la suite, demandé que lui soit accordée une prime de départ de 1,5 million $, proposition que la ministre des Entreprises publiques a rejeté, demandant qu’une autre solution soit trouvée. L’autre solution proposée le 12 mai dernier par le conseil, a été le retour de Molefe à son ancien poste. Une proposition qui a été mise en œuvre 72 heures après son annonce, soulevant un tollé général aussi bien dans l’opposition qu’au sein de l’African national congress (ANC), le parti au pouvoir.

 

 

Comments are closed.
Matière News