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Afrique du Sud: en 2014, des observateurs indépendants surveilleront les élections.

Pour la première fois en Afrique du Sud, une ONG va jouer le rôle d’observateur lors des prochaines élections. Jusque-là, les partis politiques avaient leur propre système de surveillance. Sachant que l’ANC est arrivée largement en tête lors des dernières élections nationales, ces 20 dernières années, le risque de contestation est moindre. Pourtant, la commission électorale indépendante sud-africaine a décidé cette année de lancer un programme d’observation pour assurer des élections « libres et justes ».

Alors que l’Afrique du Sud fête ses 20 ans de démocratie, les nouveaux observateurs compteront les bulletins de leur côté et enverront leurs rapports à la commission électorale 72 h après le scrutin. C’est la fondation Hola Bon Renaissance – une ONG apolitique – qui conduira ce programme avec beaucoup de fierté, mais très peu de moyens.

Le directeur de cette fondation a pour l’occasion passé par-dessus son costume, un dossard bleu sur lequel est inscrit le mot « observateur ». Dans les prochains mois, Bontsgitswe Mothopeng va devoir recruter 15 000 observateurs pour veiller au bon déroulement des élections nationales.

« Notre stratégie, c’est que lorsque la commission électorale aura fini de compter les bulletins, nos observateurs vont nous dire ce qu’ils ont compté de leur côté, pour que nous puissions le confirmer et dire que le nombre de voix pour tel parti est correct, ou non », détaille Bontsgitswe Mothopeng.

Renforcer la démocratie

Quinze mille observateurs, c’est bien peu pour un pays qui compte 25 millions d’électeurs. Mais même si les irrégularités électorales sont rares en Afrique du Sud, le rôle de ces observateurs est aujourd’hui essentiel au processus démocratique ajoute Bontsgitswe Mothopeng : « Notre rôle c’est de renforcer la démocratie, en ayant plus de personnes qui observent le processus et les aspects techniques du vote afin d’avoir plusieurs points de vue. S’il y a une contestation sur un district, un bureau de vote, le rapport de l’observateur est nécessaire ».

La fondation Hola Bon Renaissance a désormais quatre mois pour lever les fonds nécessaires. Et ce ne sera pas le plus facile, explique en effet son directeur : « Recruter des gens, des observateurs, ce n’est pas compliqué. Le problème pourrait plutôt venir des fonds. Nous avons besoin de trois millions de dollars pour réussir à mettre en place un tel programme. »

En plus des observateurs, près de 300 000 personnes vont œuvrer à l’organisation des prochaines élections en Afrique du Sud.

Source :RFI

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