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Afrique du Sud: inquiétude des immigrés autour d’un projet de loi sensible

En Afrique du Sud, le gouvernement a publié fin juin au journal officiel un projet de loi sur l’immigration internationale qui inquiète les immigrés. La loi en préparation fait une distinction entre les réfugiés – dont le statut a été clarifié – et les demandeurs d’asile, dont les dossiers sont en cours de traitement. Ceux-ci seraient notamment strictement interdits de travailler. D’après la proposition du ministère du Home affairs, ils devraient même rester dans des centres dédiés, qui pourraient être gérés par la Croix-Rouge et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Le vendredi 29 juillet dernier, les membres de l’organisation congolaise Congo for peace without borders ont remis un mémorandum au HCR et au ministère du Home affairs pour faire part de leurs inquiétudes et demander une meilleure application des lois.

Ils sont une trentaine réunis devant les grilles du HCR à Pretoria, bien encadrés par la police. La plupart sont originaires de République démocratique du Congo, réfugiés ou demandeurs d’asile. Edouard Watezwa est arrivé en Afrique du Sud en 2002. Dans sa famille, personne n’a le même statut. « Moi, je suis résident permanent, mon fils a la résidence permanente, mes deux enfants qui sont encore mineurs ont le statut de réfugiés, comme ma femme, explique-t-il. Et on a eu une fille ici, qui a la nationalité sud-africaine. Trois statuts dans une même maison ! »

La loi n’est pas appliquée de la même manière pour tous, selon l’association Congo for peace without borders. Didier est bloqué en Afrique du Sud depuis 18 ans. Il attend toujours un statut de réfugié. « J’ai toujours un permis de six mois, dit-il au micro de RFI. J’ai eu treize extensions pour le moment. Il y a des possibilités qu’on puisse me déporter, comme c’est le cas normalement au-delà de douze extensions. »

Source :RFI

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