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Afrique du Sud: le gouvernement va aider les immigrés victimes d’exactions

Le gouvernement sud-africain va aider les immigrés africains qui ont dû quitter leur domicile victimes de violences xénophobes, a assuré le ministre de l’Intérieur à la télévision publique SABC.

“Notre Constitution dit que tout le monde à l’intérieur de nos frontières a droit à la dignité, à un abri, etc. Donc, sauf à la modifier, nous n’avons pas le droit de nous en prendre à des gens venus d’autres régions d’Afrique”, a déclaré le ministre Malusi Gigaba, qui visitait dimanche un camp de déplacés près de Durban.

“Nous allons travailler (avec les collectivités locales) pour assurer leur réinsertion, pour aborder les problèmes qui ont provoqué ces attaques. Ainsi, nous pourrons les renvoyer dans les quartiers où ils ont leur résidence afin qu’ils continuent leur vie”, a-t-il annoncé.

Ceux qui veulent rentrer dans leur pays d’origine seront aidés, a ajouté le ministre.

Quelque 250 immigrés, pour la plupart venus de République démocratique du Congo (RDC), ont été attaqués par des habitants le 31 mars à Isipingo, au sud de Durban, et ont trouvé refuge dans des tentes installées sur un terrain de sport.

Les événements d’Isipingo sont survenus quelques jours après que le roi des Zoulous Goodwill Zwelithini, la plus haute autorité traditionnelle du KwaZulu-Natal –la province où est située Durban–, eut appelé les étrangers à “faire leurs bagages et quitter” l’Afrique du Sud.

“Nous devons être conscients que notre pays est assis sur une bombe à retardement, car ils (les étrangers) sont en train de s’emparer du pays”, a renchéri Edward Zuma, le propre fils du président sud-africain Jacob Zuma, dans une récente interview, se disant partager les vues du roi zoulou.

Les exactions contre les étrangers sont courantes en Afrique du Sud.

Une explosion de violences avait fait 62 morts en 2008. La situation s’est nettement calmée depuis, mais des incidents sporadiques n’ont jamais cessé dans les townships, visant surtout des Bangladais, des Somaliens et des Ethiopiens, dont les magasins sont régulièrement pillés.

Plusieurs centaines de boutiques tenues par des immigrés ont notamment été mises à sac en janvier à Soweto, le grand township de Johannesburg, des troubles qui ont fait une demi-douzaine de morts.

Les petits commerçants étrangers sont très nombreux dans les quartiers populaires sud-africains, où ils tiennent des épiceries et toutes sortes d’échoppes.

Les agresseurs sont souvent des concurrents locaux –qui les accusent de casser les prix– ou des chômeurs leur reprochant de voler le travail des Sud-Africains.

“Nous condamnons toute forme de violence orchestrée par qui que ce soit contre qui que ce soit dans la province”, a souligné Senzo Mchunu, le Premier ministre du KwaZulu-Natal, à la SABC

Source :AFP

 

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