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Afrique du Sud: le Parlement exonère Jacob Zuma du scandale de “Nkandla”

L’ANC au pouvoir en Afrique du Sud a utilisé mardi sa large majorité parlementaire pour exonérer le président Jacob Zuma de toute responsabilité dans la rénovation de sa résidence privée au frais du contribuable pour plus de 20 millions d’euros.

Les députés ont approuvé le rapport remis par le ministre de la Police dédouanant le chef de l’Etat, mais l’opposition a fait savoir qu’elle continuerait son combat devant la justice pour obtenir un remboursement par le président des sommes indument dépensées.

Le scandale dit de “Nkandla”, du nom du village où est située la propriété, empoisonne la présidence de Jacob Zuma, qui ne peut plus paraître au parlement sans que les députés de gauche radicale ne scandent: “Rends l’argent! Rends l’argent!”.

Le “Nkandlagate” est désormais un sujet de plaisanteries amères dans le pays, depuis qu’une première commission d’enquête, parlementaire, avait affirmé que les rénovations étaient en fait des travaux de “sécurité”.

La maison a été enrichie notamment d’un poulailler, d’un amphithéâtre ou encore d’une piscine.

La piscine a été notamment décrite comme “un réservoir d’eau” en cas d’incendie. Mardi, au parlement, un député a ironiquement noté que ce “réservoir” avait un grand bain et un petit bain: “Un grand bain évidemment pour les grands incendies, et un petit bain pour les petits incendies”.

Le scandale a été amplifié début 2014 lorsque la médiatrice de la République, chargée de veiller à l’utilisation des deniers de l’Etat, a rendu un rapport accusant Jacob Zuma d’avoir “indument bénéficié” des travaux. Elle avait recommandé qu’il rembourse une partie des sommes.

L’ANC, sous la pression de l’opposition, a fini par admettre que les factures des travaux avaient été largement sur-évaluées, mais a rejeté la faute sur des fonctionnaires de bas rang.

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