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Afrique du Sud: l’opposant Malema réitère ses appels à l’occupation des terres

Le chef de l’opposition radicale de gauche en Afrique du Sud, Julius Malema, a une nouvelle fois appelé lundi ses partisans à s’approprier les terres du pays, après une brève comparution devant la justice pour des propos similaires.

“Quant un état a échoué à vous donner la terre pendant vingt-deux ans, ce serait irresponsable pour moi de vous dire de continuer d’attendre. C’est pourquoi je vous dis d’occuper les terres”, a lancé M. Malema, déplorant l’échec de la politique de redistribution du gouvernement depuis la fin de l’apartheid.

“Si je dois aller en prison pour vous dire d’occuper les terres, eh bien soit. Je n’ai pas peur de la prison”, a poursuivi le chef des Combattants pour la liberté économique (EFF) devant trois cents de ses partisans réunis à Newcastle (sud-est).

Malema a brièvement comparu lundi matin devant un tribunal de cette ville pour avoir incité, en juin dernier, la population à s’emparer des terrains agricoles inexploités dans le pays.

Malgré ces poursuites pour “incitation à l’effraction”, il a réaffirmé que “les terres devaient expropriées sans compensation”, l’un des chevaux de bataille du parti EFF fondé en 2013.

Les Blancs “ont vécu en paix et nagent dans leur piscine de privilèges. Ils ont la belle vie car ils possèdent nos terres. Nous en sommes les propriétaires légitimes, notre paix a été dérangée par l’arrivée des Blancs”, a lancé le dirigeant populiste.

“Nous allons prendre nos terres, peu importe comment. C’est devenu inévitable”, a-t-il lancé à ses partisans.

Les discours du leader des EFF, bien que plus modérés, rappellent la violente réforme agraire menée par Robert Mugabe au Zimbabwe voisin dans les années 2000. L’Etat avait alors exproprié dans la violence et sans compensation les fermes tenues par des Blancs au profit de la majorité noire.

Le tribunal de Newcastle a repoussé l’affaire au 5 mai 2017, afin que les avocats de Julius Malema contestent la constitutionnalité d’une des lois que leur client est accusé d’avoir violé.

Julius Malema doit comparaître lundi prochain devant un autre tribunal, celui de Bloemfontein (centre), pour les mêmes charges, en référence à un autre discours prononcé en décembre 2014.

Par John Lokila

 

 

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Matière News
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