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Afrique du Sud: “pas de danger immédiat” après la mise en garde américaine d’attentats

Le gouvernement de Pretoria a assuré lundi qu’il n’y avait “pas de danger immédiat” en Afrique du Sud, après la mise en garde des Etats-Unis contre le risque d’attentats dans ce pays d’Afrique australe.

“Le gouvernement sud-africain a pris note de l’avertissement publié par l’ambassade des Etats-Unis à Pretoria pendant le week-end, qui fait partie des communications préventives habituelles du gouvernement américain à l’adresse de ses concitoyens”, a écrit le ministère sud-africain de la Sécurité dans un communiqué.

“Nous restons un pays démocratique fort et stable et il n’y a pas de danger immédiat”, a assuré le ministère, ajoutant que les services de sécurité sud-africains étaient “en liaison avec les Américains”.

Samedi, les Etats-Unis ont mis en garde contre le risque d’attentats “dans un avenir proche” dans “des endroits où se réunissent des citoyens américains en Afrique du Sud, tels que les quartiers commerçants ou les centres commerciaux de luxe à Johannesburg et au Cap”.

A la suite de cet avertissement, “des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises” dans des centres commerciaux, a précisé à la presse lundi Nomzamo Radebe, président de JHI Retail, qui gère plusieurs grands centres commerciaux à Johannesburg.

Le gouvernement sud-africain a toutefois tenté de minimiser les menaces. Les autorités n’ont pas renforcé la sécurité car les cibles potentielles évoquées par les Etats-Unis sont déjà “dans notre radar”, a expliqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Sécurité, Brian Fikani Dube.

“Nos informations ne confirment pas nécessairement” les craintes soulevées par les Américains, a-t-il ajouté.

A ce jour, l’Afrique du Sud a échappé aux attentats islamistes, contrairement à d’autres pays africains comme le Kenya, le Burkina ou encore la Côte d’Ivoire.

L’Afrique du Sud “mène une politique étrangère assez neutre. On ne participe pas à des opérations de contre insurrection sur le continent ou ailleurs, qui pourraient nous rendre vulnérables à des représailles”, a estimé Ryan Cummings, directeur de l’institut sud-africain Signal Risk.

Il y a cependant “plusieurs cas documentés” de Sud-Africains qui auraient rejoint l’Etat islamique, a-t-il ajouté à la presse. En 2015, une adolescente avait été débarquée d’un avion alors qu’elle voulait quitter l’Afrique du Sud pour rejoindre les djihadistes en Syrie, selon le gouvernement.

Source:afp

 

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