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Afrique du Sud: repli surprise de la croissance au deuxième trimestre (-1,3%)

L’économie sud-africaine, la plus industrialisée du continent, a enregistré un recul surprise de sa croissance de 1,3% du PIB au deuxième trimestre, a annoncé mardi l’agence nationale des statistiques, au cours d’une conférence de presse à Pretoria.

“L’économie réelle au deuxième trimestre affiche des résultats négatifs”, a indiqué le statisticien général Pali Lehohla, la croissance étant affectée par le ralentissement de l’activité dans les secteurs manufacturier, minier et agricole alors que les analystes prévoyaient une légère hausse.

“Les chiffres sont les chiffres et c’est une croissance négative”, a ajouté M. Lehohla qui prévient qu’une “myriade de facteurs” pourraient conduire le pays à la “récession” au prochain trimestre.

Ce repli du PIB sud-africain va à l’encontre des prévisions des analystes et notamment ceux de Nedbank qui tablaient sur une croissance faible (+0,3%) pour le deuxième trimestre 2015 par rapport au trimestre précédent.

“Les dirigeants doivent être mieux informés pour comprendre quelles sont les dynamiques afin d’obtenir une croissance de 5% et pour le moment il semble que nous n’y arrivons pas”, a-t-il ajouté.

Le ralentissement de l’activité en Chine, premier pays partenaire économique de l’Afrique du Sud a également touché l’activité minière, les exportations de fer ayant par exemple reculé de 36,9% en mai 2015 par rapport à l’année précédente.

L’Afrique du Sud, producteur de ressources minières comme le platine ou le cuivre, subit de plein fouet la baisse des cours des matières premières et la demande mondiale insuffisante.

“Le choc est arrivé bien plus vite qu’on ne le pensait. C’est une surprise, particulièrement dans le secteur manufacturier et agricole”, reconnaît Peter Montalto, économiste pour Nomura qui estime que le pays a besoin d’un “choc systémique” pour retrouver la croissance.

L’Afrique du Sud a connu ces derniers mois une forte sécheresse qui a particulièrement affecté ses récoltes de maïs, les plus faibles “depuis 2007”, selon le ministère de l’Agriculture.

Dans ce contexte globalement difficile pour les économies émergentes, le rand sud-africain avait atteint lundi son plus bas historique face au dollar et à l’euro.

Selon M. Lehohla, la faiblesse de la devise sud-africaine aurait dû “soutenir le boom de l’activité manufacturière” qui contribue à 13% de l’économie mais qui demeure plombée par les coupures récurrentes d’électricité.

L’Afrique du Sud aurait besoin de 5% à 7% de croissance pour résorber un taux de chômage chronique qui touche un quart de la population active et environ la moitié des jeunes.

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