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Afrique du Sud: un vieux monument aux morts britannique incendié

Un vieux monument aux morts britannique a été incendié jeudi en Afrique du Sud, un acte revendiqué par des militants des Combattants pour la liberté économique (EFF) du tribun Julius Malema, qui a appelé à abattre les statues coloniales.

“Hier (jeudi) vers 12H30 (10H30 GMT), des gens (…) ont enflammé un pneu et ont mis le pneu autour de la statue”, a expliqué à l’AFP vendredi Basil Seekoei, le porte-parole de la police de Uitenhage (sud).

La statue représentant un soldat britannique de la guerre des Boers (1899-1902), sur la place centrale de Uitenhage (sud), a été noircie par la fumée. “Elle n’est pas trop endommagée”, selon le policier.

L’enquête est toujours en cours, et la police n’a procédé à aucune arrestation, a précisé l’adjudant Seekoi.

Un responsable des EFF – un parti radical, qui prône notamment l’expulsion des fermiers blancs et la nationalisation des mines – dans la région, Bo Madwara, a cependant revendiqué l’action à la télévision publique SABC.

“Alors que nous menons notre campagne pour la libération économique, nous disons que la libération économique doit être accompagnée par la chute de ces statues coloniales, et nous voulons les voir remplacées par des statues des héros de la libération” des Noirs sud-africains, a-t-il déclaré devant les caméras.

Luxolo Jacobs, qui se présente comme un jeune EFF, a tweeté deux photos montrant la statue en flammes et recouverte d’un plastique par des militants du parti, accompagné d’un commentaire dédié à Julius Malema: “La statue de la guerre des Boers est tombée à Uitenhage. Quand les dirigeants parlent, les combattants répondent”.

Julius Malema, le jeune leader des EFF, a appelé à plusieurs reprises ces derniers jours à faire tomber les statues des anciens dirigeants blancs du pays, anglais ou afrikaners.

Cet incident survient alors que l’Afrique du Sud est plongée dans un grand débat sur la symbolique de ses monuments, lancé par un mouvement d’étudiants de l’Université du Cap qui ont obtenu que soit enlevée la statue du magnat des mines et homme politique britannique Cecil Rhodes (1853-1902), dans laquelle ils voient un symbole de l’oppression blanche dans l’histoire du pays.

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis vingt ans, a jusqu’à présent préservé la quasi totalité de ces monuments malgré quelques déclarations menaçantes, au nom de la réconciliation nationale. Il s’est dit ouvert à la discussion, mais insiste pour rester dans un cadre légal.

 

 

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