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Après la foire d’empoigne au parlement, l’Afrique du Sud s’interroge sur sa démocratie

Les commentateurs, le plus souvent, partageaient les responsabilités entre les protagonistes. Les uns notaient que Zuma n’a jamais voulu répondre aux questions sur la rénovation de sa résidence, 19 millions d’euros d’argent public sous prétexte de travaux de sécurité.

D’autres insistaient sur le fait que les EFF ont détourné le règlement de l’Assemblée pour perturber un discours solennel, et qu’ils auraient dû attendre une séance de questions au président. “La plus grande part de responsabilité revient aux EFF, qui ont réussi à s’assurer une large couverture médiatique, alors qu’ils n’ont obtenu que 6% des voix aux élections législatives”, notait par exemple The Times.

Beaucoup imputent aussi cette dégradation du climat politique à la mauvaise gestion et à la corruption de l’ANC, au pouvoir sans interruption depuis les premières élections au suffrage universel de 1994, qui avaient porté Nelson Mandela à la présidence.

“Une grande part de notre démocratie est morte hier soir”, commente vendredi le journal en ligne Daily Maverick: “L’ANC ne pourra plus jamais affirmer qu’il gouverne pour le bien de tous (…) Nous ne sommes certainement pas d’accord avec les objectifs ou la tactique des EFF, mais nous étions, pour un moment, du même côté qu’eux”, note l’éditorialiste, résumant la désillusion de nombre de Sud-Africains.

Source :AFP

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