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Attaques de décembre 2013 en RDC : peines de prison pour 31 adeptes d’une secte

Trente et un adeptes d’un chef de secte, accusé d’être l’instigateur d’attaques meurtrières fin 2013 en République démocratique du Congo, ont été condamnés à des peines allant de 7 à 15 ans de prison pour “détention illégale d’armes et rébellion”, a indiqué jeudi la défense.

Sur 32 accusés, un seul a été acquitté, “faute de preuve”, a déclaré à l’AFP Me Jean-Jacques Nguz, l’un des avocats de la défense.

Le jugement a été rendu mercredi par le tribunal militaire de Kolwezi, à 340 kilomètres au nord de Lubumbashi, capitale de la province du Katanga et deuxième ville du pays.

Arrêtés le 30 décembre 2013 à Kolwezi, les condamnés ont fait appel jeudi, a annoncé Me Nguz.

Le 30 décembre 2013, des assaillants se réclamant d’un pasteur exalté, Joseph Mukungubila, ont attaqué plusieurs lieux stratégiques à Kinshasa. Presque simultanément, un petit groupe d’hommes armés attaquait l’aéroport de Kindu (est).

Ces actions, coordonnées mais menées avec de piètres moyens, ont été noyées dans le sang en quelques heures.

Selon les autorités, “95 terroristes” et “8 éléments des Forces armées” ont été tués dans les violences liées à cet apparent coup de force et à sa répression brutale au Katanga.

Peu après les attaques de la capitale, des affrontements éclataient autour du domicile du pasteur à Lubumbashi, où étaient rassemblés nombre de ses adeptes et leurs enfants, et les forces de l’ordre prenaient d’assaut un lieu de culte de sa secte à Kolwezi.

La Ligue des électeurs, organisation congolaise de défense des droits de l’Homme, estime que plus de 300 personnes ont péri dans la répression, dont environ 200 au domicile du pasteur.

A Kinshasa, un tribunal militaire juge une vingtaine de personnes pour leur implication présumée dans les attaques de la capitale, dont M. Mukungubila lui-même. En exil en Afrique du Sud, celui-ci nie toute responsabilité.

Jeudi, le tribunal a renvoyé l’affaire devant la Cour constitutionnelle à la demande de la défense, qui conteste la saisie d’une cour militaire pour juger des civils.

Candidat à la présidentielle de 2006, remportée par Joseph Kabila, M. Mukungubila, chef du “Ministère de la Restauration à partir de l’Afrique noire”, qualifie de “coup monté” les événements du 30 décembre 2013. Quelques semaines plus tôt, il avait publié un violent pamphlet contre M. Kabila, qui dirige la RDC depuis 2001.

 

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