Barrick Gold Défend Contre les Allégations de Violations des Droits de l’Homme à la Mine de North Mara

Barrick Gold a répondu aux allégations de violations des droits de l’homme à sa mine d’or de North Mara dans une lettre adressée au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDHNU), affirmant que les accusations sont “mal dirigées, infondées” et “manquent de substance”.

Contexte des Allégations

La controverse a éclaté lorsque la branche des procédures spéciales du CDHNU a envoyé une lettre à Barrick Gold en avril, affirmant avoir reçu des rapports de graves violations des droits de l’homme. Ces rapports incluaient des accusations de meurtres, d’agressions, de tortures, d’abus sexuels et de violences contre des femmes et des filles par les forces de sécurité et les agents de sécurité privés à la mine de North Mara dans le nord de la Tanzanie. Plus précisément, la lettre du CDHNU a souligné 12 décès présumés résultant des opérations des forces de sécurité assignées à la mine, dont six attribués directement aux activités de Barrick.

Réponse de Barrick Gold

Barrick Gold, qui détient une participation majoritaire dans North Mara Gold Mine Limited (NMGML) depuis 2019, a fermement réfuté ces allégations. La société a souligné qu’elle n’a pas d’opérations directes en Tanzanie, NMGML étant le propriétaire et l’exploitant de la mine d’or de North Mara.

Barrick a critiqué les groupes de travail et les rapporteurs spéciaux du CDHNU pour ne pas avoir effectué de visites sur le site ou engagé des discussions avec les autorités tanzaniennes afin de vérifier les allégations. En guise de défense, Barrick a déclaré : “Le prestataire de sécurité privé, SGA, est non armé. NMGML, ses employés ou ses contractants ne détiennent aucune arme létale ou munition.”

Contexte Historique Élargi : Les Projets de Barrick Gold et les Accusations Similaires

Barrick Gold, l’un des plus grands producteurs d’or au monde, a une longue histoire d’accusations de violations des droits de l’homme sur plusieurs de ses sites d’exploitation minière à travers le monde.

Ces accusations, souvent liées à la conduite des forces de sécurité sur ses sites, ont mis l’entreprise sous une intense surveillance de la part des organisations internationales de défense des droits de l’homme et des instances juridiques.

Cas de la Mine de North Mara en Tanzanie

Comme mentionné précédemment, la mine de North Mara en Tanzanie a été le théâtre de nombreuses allégations de violences par les forces de sécurité.

En 2022, Barrick a fait face à plusieurs procès accusant les forces de sécurité de la mine d’avoir perpétré des actes de violence, y compris des agressions physiques et des meurtres. Les accusations contre North Mara ont souvent mis en lumière les problèmes systémiques de sécurité et de gestion des conflits sur le site.

Les Mines de Porgera en Papouasie-Nouvelle-Guinée

La mine de Porgera en Papouasie-Nouvelle-Guinée, opérée par Barrick Niugini Limited, une coentreprise de Barrick Gold, a également été associée à des accusations de violations des droits de l’homme. Depuis les années 1990, les forces de sécurité de la mine ont été accusées de violences, y compris de viols, de meurtres et d’expulsions forcées. En réponse, Barrick a mis en place plusieurs initiatives pour améliorer la situation, y compris des programmes de réparation pour les victimes, mais les critiques persistent concernant l’efficacité et la portée de ces mesures.

Réponses et Initiatives de Barrick

Face à ces accusations récurrentes, Barrick a pris plusieurs mesures pour améliorer sa gestion des droits de l’homme et de l’environnement sur ses sites miniers. La société a mis en place des politiques de responsabilité sociale des entreprises (RSE), des initiatives de développement communautaire et des programmes de formation pour les forces de sécurité afin de prévenir les abus. Barrick s’engage également dans des dialogues avec les parties prenantes locales et internationales pour résoudre les conflits et améliorer sa transparence.

Malgré ces efforts, les critiques soutiennent que les actions de Barrick sont souvent insuffisantes et que l’entreprise doit faire davantage pour garantir la protection des droits de l’homme et minimiser les impacts environnementaux de ses opérations.

L’engagement proactif de la société avec le CDHNU et sa position claire contre les allégations reflètent son engagement à aborder et résoudre les questions de droits de l’homme de manière transparente. Reste à voir si cela suffira à atténuer la surveillance et les défis juridiques futurs alors que les enquêtes et les discussions progressent.

L’histoire de Barrick Gold avec les accusations de violations des droits de l’homme et les impacts environnementaux met en évidence les défis complexes auxquels sont confrontées les grandes sociétés minières opérant dans des régions sensibles. La capacité de Barrick à répondre de manière adéquate à ces allégations sera cruciale pour son avenir et pour la confiance des communautés locales et des acteurs internationaux.

Par Eric Kasongo

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