Crise au sein de la Société Civile Congolaise en Afrique du Sud : Des démissions mettent en lumière des accusations de dérives autoritaires et de malversations

Une tempête secoue la Société Civile Congolaise en Afrique du Sud alors que cinq membres actifs ont récemment claqué la porte, dénonçant une série d’abus présumés et de dérives au sein de l’organisation. Au centre de la controverse se trouve le chairman, Esaie Mongombe Mombilo, accusé de dérive autoritaire, de pouvoirisme, de malversations financières et de centralisation excessive du pouvoir.

Selon les déclarations de Yves Salankang, vice-président de la Société Civile et l’un des dissidents, la gestion de l’organisation était entachée par une opacité à tous les niveaux;  avec notamment ;les derives autoritaires,  Refus de soumettre les clauses du Reglement Interieur à l’approbation de tous les membres, articles par article;  la Restriction de l’espace de collaboration au profit d’une monopolisation decisionnelle;  la rigidité à accepter tout amendement du texte soumis à la Signature de chacun et qui pourtant reduisait la gestion de l’organisation au jugement et Appreciation d’un seul individu dont lui-même en lieu et Place d’un collectif; ce qui protegerait de la subjectivite! a renchéri le vice président Salankang.

Lorsque des membres ont tenté d’établir des mécanismes décisionnels conformes aux lois régissant les associations à but non lucratif en Afrique du Sud, notamment en mettant en place une assemblée générale transparente, le chairman Mombilo aurait vigoureusement résisté, préférant conserver un contrôle absolu sur les décisions, en violation flagrante des lois en vigueur.

Photo@Yves Salankang Vice President Société Civile Congolaise en Afrique du Sud
Photo@Yves Salankang Vice President Société    Civile Congolaise en Afrique du Sud

Cette situation révèle un tableau complexe de malversations financières et de manque de transparence, mettant en lumière les défaillances au sein de la gouvernance de l’organisation. Au cœur de cette controverse se trouve le président, Esaie Mongombe Mombilo, dont le rôle actif dans la gestion des finances semble avoir exacerbé les tensions. En effet, il apparaît que le président était lui-même en charge des finances, détenant ainsi un contrôle absolu sur les flux monétaires de l’organisation.

Cette centralisation du pouvoir financier entre les mains du président crée une opacité inquiétante, où seuls quelques initiés peuvent véritablement comprendre les rouages des dons et des assistances financières provenant des partenaires, au détriment de la transparence et de la reddition de comptes.

La demande persistante de la majorité des membres pour une évaluation transparente de la conférence annuelle sur le « maillon manquant » de la bombe atomique et de l’uranium de Shikonlobwe tenue en 2023 est révélatrice des tensions grandissantes au sein de l’organisation.

Les dissidents dénoncent un rapport financier opaque, ne permettant pas une analyse claire des flux de fonds et soulevant des doutes quant à d’éventuels détournements de fonds. Cette absence de clarté financière alimente les soupçons et renforce les revendications des membres dissidents pour une réforme urgente et transparente.

De plus, les allégations selon lesquelles le président Mombilo aurait autorisé des dépenses en billets d’avion au nom d’un membre, sans que celui-ci en soit bénéficiaire légitime, soulèvent des questions graves quant à l’intégrité de sa gestion. Ces actes présumés de favoritisme et d’utilisation abusive des ressources de l’organisation démontrent un écart flagrant par rapport aux principes éthiques et aux obligations de responsabilité fiduciaire.

En somme, la crise actuelle expose les failles profondes au sein de la Société Civile Congolaise en Afrique du Sud, mettant en évidence la nécessité urgente d’une réforme radicale pour restaurer la confiance des membres et assurer que l’organisation puisse remplir ses missions de manière éthique et transparente.

Interrogé par notre rédaction sur ces allégations, Monsieur Esaie Mombilo a choisi de s’abstenir de tout commentaire, tout en intimidant le journaliste  de prendre une action judiciaire en cas de publication; renforçant ainsi les soupçons pesant sur sa gestion de l’organisation. Cette attitude évasive laisse planer le doute sur la légitimité de ses actions et renforce les revendications des membres dissidents pour une réforme urgente et transparente au sein de la Société Civile Congolaise.

De son côté, le département des Affaires Sociales envisage de prendre des mesures pour réguler ces associations à but non lucratif qui bénéficient de privilèges spéciaux mais qui, selon eux, pourraient être détournées à des fins privées au détriment de leur mission initiale. Il est impératif que des mécanismes de contrôle efficaces soient mis en place pour garantir que de telles organisations opèrent dans le respect des lois et des normes éthiques, au service de l’intérêt public et non des intérêts personnels de quelques individus.

En rappel ;La Société Civile Congolaise en Afrique du Sud a pour mission de défendre, informer et aider les demandeurs d’asile, les réfugiés et les migrants face aux problèmes qu’ils rencontrent. Cela inclut toute demande relative au ministère de l’Intérieur et au ministère de l’Éducation, ainsi que les défis quotidiens tels que la recherche de logement, les interactions avec la police et la lutte contre les actes de xénophobie dans le système de santé, sur le lieu de travail et ailleurs.

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