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Les milliardaires nigérians investissent chez eux, défiant le pessimisme de certains au niveau international

La baisse des prix du pétrole et la covid-19 ont impacté le Nigeria, entraînant une vague de pessimisme chez les investisseurs internationaux. Mais la première économie d’Afrique de par son PIB et la taille de son marché peut compter sur ses milliardaires et riches hommes d’affaires.

Les milliardaires nigérians et les grandes entreprises contrôlées par des hommes d’affaires locaux investissent massivement leur argent dans leur pays.

Cette situation est constatée, alors que le Nigeria est boudé par plusieurs investisseurs étrangers qui évitent la première économie d’Afrique de par le marché et le produit intérieur brut (PIB), depuis la baisse des prix du pétrole suivie de la covid-19, entraînant une deuxième récession en 5 ans.

Selon des sources concordantes, Tony Elumelu (à droite), le milliardaire fondateur du groupe United Bank for Africa (UBA) aurait déclaré être proche de boucler une acquisition d’actifs pétroliers de l’ordre de 1 milliard $. On sait que sa société de portefeuille Heirs Holdings est en discussion depuis quelque temps avec la firme anglo-néerlandaise Shell, pour l’acquisition de certains de ses actifs au Nigeria.

Toujours dans le secteur des hydrocarbures, Axen Group, une société française du secteur de l’énergie, présente sur les marchés du raffinage, de la pétrochimie, du traitement du gaz, des énergies renouvelables et de l’eau, a annoncé qu’elle avait été mandatée par BUA Group, un conglomérat appartenant au milliardaire Nigérian Abdul Samad Isyaku Rabiu, pour la construction d’une raffinerie de 200 000 barils/jour qui devrait être livrée en 2024.

Ces investissements sont dominés par le projet de raffinerie et de production d’engrais à 12 milliards $ du groupe contrôlé par Aliko Dangote (à gauche), l’homme le plus riche d’Afrique.

On note aussi que des centaines de projets ont été initiés par de riches nigérians moins connus qui continuent de voir des opportunités dans leur pays. Or, les investisseurs internationaux boudent le pays. L’encours des capitaux entrant dans le pays a reculé de 78% au cours du deuxième trimestre 2020, selon des données du Bureau nigérian des statistiques.

Certains observateurs cités par le magazine financier britannique Financial Times indiquent que les investissements qui ont comme bonne dose de levier le patriotisme conduisent souvent à des désastres économiques. Or, on note qu’une part des engagements des étrangers au Nigeria ces dernières années est effectuée sur des bons du Trésor, des titres d’emprunt du gouvernement remboursables à court terme.

Source:Agence Ecofin

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