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Nouvel incident au parlement à propos de l’affaire de la résidence de Zuma

L’affaire de la résidence privée du président Jacob Zuma rénovée aux frais du contribuable a de nouveau provoqué un chaos au parlement sud-africain jeudi, après un premier incident en août.

L’Assemblée nationale devait examiner le rapport d’une commission parlementaire, qui exonère le chef de l’Etat de toute responsabilité dans ce scandale, qui empoisonne la vie politique du pays depuis des mois.

Des députés d’opposition ont refusé d’obtempérer aux ordres de la présidente de l’Assemblée, qui leur demandait de se rasseoir et de se taire, et lui ont crié: “C’est toi qui doit partir!”.

L’opposition parlementaire s’est ensuite lancé dans une grande manoeuvre d’obstruction dans le but avoué de faire traîner jusqu’à la nuit après le départ de la majorité des députés ANC.

L’ANC n’aurait ainsi plus la majorité nécessaire pour faire adopter le rapport de la commission, composée de six membres de l’ANC, le parti de M. Zuma.

Lorsque la présidente du parlement a essayé d’écourter la session, des députés l’ont accusée de bafouer l’opposition, et de couvrir “une dictature de parti unique”. Mme Mbete a finalement battu en retraite, et les députés de l’opposition ont alors pris la parole l’un après l’autre pour proposer d’innombrables motions à débattre sur tous les sujets de doléances possibles et imaginables.

Quelques prises de becs et échauffourées ont aussi eu lieu dans les couloirs du parlement.

Sept des douze partis d’opposition représentés au parlement veulent demander obtenir la destitution du président, arguant du fait qu’il a violé la Constitution.

Comme l’ANC, majoritaire, refusera évidemment de voter la destitution, l’opposition a annoncé son intention de porter l’affaire devant les tribunaux.

Une enquête de police est déjà en cours sur ces travaux payés par l’Etat. Sous couvert de travaux de sécurité, le gouvernement a admis avoir dépensé l’équivalent de 17,6 millions d’euros pour rénover la résidence privée de Jacob Zuma, construisant notamment une piscine, un amphithéâtre, un poulailler et un enclos pour le bétail.

La médiatrice de la république, chargée de vérifier la bonne utilisation du denier public, avait déjà épinglé le chef de l’Etat, lui demandant de rembourser une partie des sommes, ce qu’il n’a pas fait.

En août, M. Zuma s’était présenté devant le parlement, mais avait été bruyamment interrompu par les députés du parti radical de Julius Malema, les EFF (Combattants de la Liberté Economique). La police était intervenue pour évacuer l’hémicycle. M. Zuma n’est jamais revenu au parlement depuis cet incident indique l’agence France presse.

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