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Obama et Castro confirment le rétablissement de relations diplomatiques entre les USA et Cuba

Obama va demander au Congrès de discuter de la levée de l’embargo contre Cuba.

Le président américain Barack Obama et son homologue cubain Raul Castro ont annoncé simultanément la reprise de relations diplomatiques entre leurs deux pays après plus d’un demi-siècle d’interruption.

“Je pense que nous pouvons aider davantage les Cubains” en discutant avec le gouvernement de La Havane”, a déclaré mercredi soir le président américain Barack Obama qui a indiqué qu’il demandera au Congrès de discuter de la levée de l’embargo imposé par son pays à l’île de Cuba depuis février 1962.

Le président cubain Raul Castro a annoncé mercredi qu’il s’était “mis d’accord” avec son homologue américain Barack Obama, “sur le rétablissement des relations diplomatiques” entre les deux pays, interrompues depuis plus d’un demi-siècle.

Toutefois, “cela ne veut pas dire que le (problème) principal, l’embargo économique, ait été résolu”, a-t-il ajouté dans une allocution diffusée par les médias d’Etat.

Les USA vont entamer un rapprochement “historique” avec Cuba prévoyant en particulier le rétablissement des relations diplomatiques avec le régime communiste, avait annoncé un peu plus tôt dans la journée un responsable américain.

Les Etats-Unis et Cuba, séparés seulement par les 150 km du détroit de Floride, n’ont plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961.

Selon un responsable, le pape François a joué un rôle crucial dans le rapprochement entre les deux pays.

“Ouvrir la porte avec Cuba pour le commerce, les voyages et l’échange d’idées va conduire à des changements positifs à Cuba, que notre politique d’exclusion n’a pas réussi à produire depuis plus de 50 ans”, a déclaré dans un communiqué le sénateur Richard Durbin, numéro deux du Sénat et proche du président américain.

L’Américain Alan Gross, écroué depuis cinq ans à Cuba où il avait été condamné pour espionnage, a été libéré pour des raisons humanitaires, a indiqué mercredi à l’AFP un responsable américain sous couvert d’anonymat.

“J’ai survécu parce que vous ne m’avez pas oublié (…) Je remercierai personnellement tous ceux qui ont oeuvré à ma libération un par un (…) Je veux partager avec vous mon immense respect pour la population cubaine. Ils ne sont absolument pas responsables pour ce qui m’est arrivé.” L’homme qui a passé cinq ans en prison a Cuba s’est exprimé pour la toute première fois. ​

L’annonce de la libération de M. Gross, 65 ans, qui était en route mercredi pour les Etats-Unis, a entraîné une révision de la politique américaine vis-à-vis de Cuba, qui fait l’objet d’un embargo commercial depuis plus d’un demi-siècle.

Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l’agence fédérale américaine pour le développement international (USAID), une branche du département d’Etat.

Arrêté le 3 décembre 2009 à Cuba, Alan Gross avait été condamné en 2011 à 15 ans de prison pour avoir introduit du matériel de transmission satellitaire interdit dans l’île communiste.

Les Etats-Unis et Cuba n’ont plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961, mais disposent chacun d’une section d’intérêts qui fait office d’ambassade.

A l’occasion de la crise d’Ebola et de la coopération internationale sur cette question de santé publique, les Etats-Unis et Cuba ont multiplié en octobre les échanges d’amabilité.

Le président Barack Obama avait aussi assoupli les règles qui s’appliquent aux voyages vers l’île, tout en maintenant une ligne dure face à ce petit pays distant seulement de 150 km des côtes de Floride.

Plusieurs sondages montrent toutefois qu’une majorité d’Américains se disent favorables à un changement de politique à l’égard de Cuba, y compris en Floride où réside une très importante communauté cubano-américaine anticastriste.

Source :AFP

 

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