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Présidentielle en RDC: “le délai constitutionnel” est un “problème

Le facilitateur de l’Union africaine (UA) pour le “dialogue national” en République démocratique du Congo, Edem Kodjo, a estimé lundi à Kinshasa que le respect du “délai constitutionnel” était un “problème” pesant sur l’organisation de la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année.

“Le problème qu’il y a aujourd’hui dans le pays c’est qu’il y a le délai constitutionnel, qu’il faut respecter, [mais] il y a aussi le problème que tous les jours qui passent sont des jours qui ne permettent pas de dire que nous allons respecter ce délai”, a déclaré l’ancien Premier ministre togolais à la presse.

“Je n’entre pas dans la querelle entre légalistes” et “ceux qui disent: il faut être pragmatique”, a-t-il assuré en faisant référence au débat politique qui agite le tout Kinshasa.

Vendredi, le gouvernement congolais a accusé l’ONU et l’opposition au président Joseph Kabila de faire preuve d'”irresponsabilité” en continuant d’appeler à la tenue de la présidentielle avant la fin de l’année.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a renouvelé le 30 mars le mandat de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) en votant une nouvelle résolution sur ce pays.

Ce texte insiste sur la “nécessité d’un dialogue politique ouvert”, permettant la tenue “des élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2016, conformément à la Constitution” et a été salué par plusieurs plateformes d’opposition au Congo.

Fin novembre, M. Kabila a annoncé son intention de convoquer un “dialogue national inclusif” destiné à permettre un consensus sur le calendrier électoral et le financement des élections, mais cinq mois plus tard, le projet est au point mort.

Alors qu’approche la fin du mandat de M. Kabila (en décembre) – à qui la Constitution interdit de se représenter – aucune date n’a encore été fixée pour la tenue de la présidentielle et certains dirigeants de la majorité réclament une transition de deux à quatre ans pour pouvoir organiser de “bonnes élections”.

A l’inverse, une large frange de l’opposition considère l’appel au dialogue du président, au pouvoir depuis 2001, comme une manœuvre dilatoire et un “piège” pour permettre à M. Kabila de rester en poste au-delà du terme de son mandat.

Le Congo-Kinshasa traverse une crise politique profonde depuis novembre 2011, à l’issue des élections législatives et présidentielle marquées par des irrégularités et des fraudes massives et ayant reconduit pour cinq ans M. Kabila et sa majorité à la tête du pays.

 

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