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RDC : Ancien député Vano Kiboko  condamné à trois ans de prison pour incitation à la haine

Le président de l’association socio culturelle Lwanzo Lwamikuba et homme d’affaires et dignitaire Katangais Vano Kiboko  a été condamné lundi à trois ans de prison pour “incitation à la haine tribale”.

Selon un membre de sa famille. “Le verdict était politise” résultant d’une “forte pression du pouvoir” sur le juge, a dénoncé cette personne sous le couvert de l’anonymat de peur qu’elle soit la prochaine victime.

L’ONG action congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), M. Kiboko avait alors dénoncé la répression policière d’une manifestation et dit son opposition à toute modification de la Constitution susceptible de permettre à M. Kabila de rester plus longtemps au pouvoir.

Dénonçant comme “politique” la condamnation de M. Kiboko, cette organisation de défense des droits de l’Homme appelle “le gouvernement à cesser d’instrumentaliser la justice pour intimider ceux qui exercent librement leurs libertés d’expression et d’opinion”.

Ancien député de la majorité (de 2006 à 2011), M. Kiboko est réputé être proche du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, membre du Parti populaire pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) du président Joseph Kabila.

  1. Katumbi passe pour un possible candidat à la présidentielle censée avoir lieu en novembre 2016.

Détenu à Kinshasa depuis plusieurs mois, M. Kiboko avait été inculpé début janvier pour “incitation à la haine tribale” à la suite d’un point de presse qu’il avait tenu quelques jours plus tôt à Lubumbashi, la capitale du Katanga.

Le climat politique est tendu en RDC à l’approche de la présidentielle de novembre 2016 à laquelle la Constitution interdit à M. Kabila de se présenter.

Le chef de l’État entretient le doute sur ses intentions et son avenir politique, et l’opposition accuse son clan de chercher à tout faire pour lui permettre de s’accrocher au pouvoir au-delà du terme de son mandat, et de manœuvrer pour obtenir un report de l’élection présidentielle.

L’ONU dénonce depuis plusieurs mois la multiplication d’arrestations ou de condamnations arbitraires dans le pays.

 

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