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RDC: demande de libération à l’ouverture du procès d’un transfuge de la majorité

Les avocats de Jean-Claude Muyambo, un des meneurs de la contestation de janvier contre le pouvoir en République démocratique du Congo, ont demandé mercredi la mise en liberté provisoire de leur client au premier jour de son procès.

Ancien allié du président congolais Joseph Kabila, M. Muyambo a été arrêté à son domicile de Kinshasa le 20 janvier alors que la capitale était le théâtre de violences meurtrières. Il est poursuivi pour la vente illégale de plusieurs immeubles dans le sud-est du pays.

Ses partisans ont qualifié son arrestation d'”arbitraire” et son procès de “politique”, ce que contestent vertement les autorités.

Détenu dans une structure hospitalière, M. Muyambo est apparu à l’audience en pyjama dans un fauteuil roulant, mais apparemment avec un bon moral. Il souffre d’une quintuple fracture au pied, provoquée selon lui par la violence avec laquelle il aurait été arrêté.

Un de ses avocats, Didier Dimina, a justifié la demande de remise en liberté par le fait que “des nouvelles pièces versées au dossier par le ministère public […] démontrent que les infractions […] ne sont pas établies”.

La défense de M. Muyambo affirme aussi que celui-ci doit être opéré d'”urgence” à l’étranger.

La décision de la justice est attendue sous 48 heures.

  1. Muyambo est accusé d'”abus de confiance” pour la vente présumée de plusieurs immeubles ne lui appartenant pas, et de “menace d’attentat”, parce qu’il aurait proféré des menaces à l’encontre des parties civiles qui le mettaient en cause.

Chef d’un petit parti, Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (Scode), M. Muyambo avait claqué la porte de la majorité en novembre, accusant M. Kabila de vouloir rester au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat, fin 2016, ce que lui interdit la Constitution.

Il a été un des meneurs du mouvement de contestation contre le pouvoir ayant touché Kinshasa et plusieurs villes congolaises du 19 au 22 janvier.

Plusieurs dizaines de personnes ont alors été tuées au cours de manifestations ayant dégénéré en émeutes et de leur répression.

Au pouvoir depuis 2001, M. Kabila a jusque-là refusé de céder à l’opposition qui l’enjoint de déclarer publiquement qu’il abandonnera ses fonctions fin 2016.

 

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