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RDC: l’ancien chef de guerre Germain Katanga dénonce la lenteur de son procès

L’ancien chef de guerre congolais Germain Katanga, poursuivi pour crime contre l’humanité en République démocratique du Congo, a dénoncé vendredi la lenteur avec laquelle se déroulait son procès devant la Haute cour militaire congolaise.
Germain Katanga et ses six coaccusés ont comparu à l’audience ouverte peu après 13h00 dans ce procès ouvert en février 2016.
Ils sont poursuivis pour “crime de guerre, crime contre l’humanité et participation à un mouvement insurrectionnel” dans la région aurifère de l’Ituri (nord-est de la RDC).
“Nous sommes dans quelle étape du procès? Nous sommes dans le fond de l’affaire ou encore dans les préliminaires?”, s’est interrogé Germain Katanga devant la barre.
“Pourquoi ça traine, avançons”, a-t-il insisté.
Un autre prévenu, Floribert Ndjabu, arrêté en 2005 a pour sa part estimé que “13 ans de détention préventive, c’est trop ! Et ma femme m’a quitté”, a-t-il regretté.
Vendredi, le tribunal militaire statuait sur la récusation du président du tribunal par les sept prévenus, l’accusant d’être partial. La prochaine audience a été fixé au 23 février 2018.
Surnommé Simba (“Lion” en swahili) pour sa férocité lorsqu’il était à la tête des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), M. Katanga, 39 ans, promu général de brigade dans l’armée congolaise fin 2004 en échange de la reddition de sa milice, avait été arrêté en 2005 par les autorités congolaises.
Livré en 2007 à la Cour pénale internationale (CPI), il a été condamné en 2014 à 12 ans de prison pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour l’attaque d’un village ayant fait environ 200 morts en 2003.
Transféré à Kinshasa en décembre 2015, M. Katanga, devait sortir de prison le 18 janvier 2016, compte tenu de son temps passé derrière les barreaux en préventive et de la remise de peine que lui avait accordée la CPI, conformément à son règlement.
Ce même jour, les autorités congolaises avaient indiqué qu’il ne serait pas libéré et que des poursuites avaient été ouvertes contre lui.

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