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RDC: Le Prof Huit Mulongo ,un proche de Katumbi condamné à trois ans de prison

Un ancien collaborateur de Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en République démocratique du Congo, a été condamné mardi à trois ans de prison par un tribunal militaire de Lubumbashi, dans le sud-est du pays.

Huit Mulongo a été condamné à trois ans de prison ferme à l’issue de deux mois de procès pour “détention illégale d’arme”, a déclaré le président de cette Cour, le major Ghislain Kabeya.

Mulongo a été arrêté le 26 avril à Lubumbashi, deuxième ville de la RDC, après une perquisition de son domicile par des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR) qui y ont saisi un “revolver”, a expliqué à la presse son avocat Me Désiré Kasukula.

“C’est un verdict de la honte”, a-t-il déclaré, soutenant que M. Mulongo “avait l’autorisation de port d’arme depuis 1996″.

L’avocat a lié ces poursuites à l’appartenance politique de M. Mulongo qui a été directeur de cabinet de M. Katumbi, de 2007 à septembre 2015, avant que les deux hommes ne claquent la porte de la majorité présidentielle.

Candidat déclaré à la présidentielle censée avoir lieu cette année, M. Katumbi a été a condamné en juin à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière. Depuis, il séjourne à l’étranger, avec l’accord du parquet, officiellement pour y suivre des soins médicaux, mais les autorités ont promis de l’arrêter dès son retour au pays.

Richissime hommes d’affaires de 51 ans, M. Katumbi est sous la menace d’un autre procès pour recrutement de mercenaires.

Le climat politique est tendu en RDC où l’opposition soupçonne le président congolais Joseph Kabila de manœuvrer pour reporter la présidentielle.

Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat s’achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais une décision de la Cour constitutionnelle a permis au chef de l’État de rester en fonction, si ce scrutin n’était pas organisé dans les temps.

Fin novembre, M. Kabila a convoqué un dialogue national en vue d'”élections apaisées”. Ces pourparlers débuteront le 1er septembre et réunira autour d’une table les représentants de la majorité, ceux de l’opposition ainsi que de la société civile.

Mais une frange d’opposition réuni autour de l’opposant historique Étienne Tshisekedi qui boude ce dialogue conditionne sa participation par “l’arrêt des poursuites contre M. Katumbi”, notamment.

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