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RDC: libération de deux journalistes après un jour de détention à kolwezi

Deux journalistes arrêtés à Kolwezi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, pour avoir diffusé l’interview d’un opposant au président congolais Joseph Kabila, ont été libérés mardi après 24 heures de détention, a annoncé l’un d’eux à l’AFP.

Karton Kasong, directeur des programmes de la radio-télévision Manika dit avoir été libéré mardi en même temps que le directeur de cette chaîne, Gaston Mushid, après avoir été entendus par des agents de l’Agence nationale de renseignements de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba.

Ces agents “nous ont menacé verbalement” et ont donné l’ordre de ne plus diffuser d’interview de l’opposant Moïse Katumbi sur les ondes de la radio Manika.

Journaliste en danger (JED), une ONG congolaise de défense de la presse, a exprimé dans un communiqué son “soulagement” après la libération de MM. Kasong et Mushid.

Les deux hommes ont été interpellés lundi pour avoir diffusé, la veille, une interview téléphonique de M. Katumbi, propriétaire du club congolais de football TP Mazembe, quelques heures avant la retransmission de la finale de la Coupe de la confédération africaine de football remportée par le TP Mazembe face au club algérien Mouloudia Bejaia à Lubumbashi.

Richissime homme d’affaires et candidat déclaré à la présidentielle qui devait se tenir cette année mais a été reportée à avril 2018, M. Katumbi est un ex-allié de poids du président Kabila.

Il a rejoint l’opposition en septembre 2015 après avoir démissionné de son poste de gouverneur de la province du Katanga (région grande comme l’Espagne, morcelée en 2015 en quatre provinces, dont le Lualaba) et a quitté le parti présidentiel.

Depuis mai, M. Katumbi séjourne à l’étranger officiellement pour des soins médicaux. En juin, il a été condamné par la justice congolaise à trois ans de prison dans une affaire immobilière et les autorités ont promis de l’arrêter dès son retour au pays.

La RDC est minée par une crise politique liée au report de la présidentielle à la suite d’un accord conclu en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition.

Source :afp

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