fbpx
AVK-tribune-02

RDC: l’opposition exige le retrait du projet de loi sur les élections locales

Des députés d’opposition ont exigé samedi que l’examen du projet de loi sur la tenue d’élections locales en octobre soit retiré du calendrier de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale en cours en République démocratique du Congo.

“L’opposition parlementaire demande au bureau de l’Assemblée nationale de retirer tout simplement de la présente session extraordinaire” l’examen et l’adoption du “projet de loi portant répartition des sièges” pour les élections locales, a déclaré le député Jean-Marie Bamporiki, président du groupe parlementaire UNC (Union pour la Nation congolaise) et alliés, troisième force de l’opposition au Parlement.

S’exprimant lors de l’ouverture de cette session qui doit s’achever le 2 août, M. Bamporiki a demandé que ce texte soit “renvoyé à la session ordinaire de septembre”.

Selon le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, chef de la majorité présidentielle, la convocation de la session extraordinaire a été demandée par le président Joseph Kabila lui-même afin de voter cette loi.

Le texte a été rejeté en juin en première lecture par l’Assemblée. Dans un front commun inhabituel, les députés de la majorité et de l’opposition ont renvoyé au gouvernement sa copie, estimant que le texte était bâclé.

L’exécutif “est occupé à revisiter” et à corriger ce texte, a affirmé vendredi le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, sans donner plus de détails.

Fin juin, une coalition de représentants des principaux partis de l’opposition avait appelé à boycotter la session, afin de ne pas cautionner une “mascarade”. Des députés de la majorité ont également affirmé qu’ils s’opposeraient au vote de cette loi.

Le climat politique est particulièrement tendu en RDC à l’approche d’une série d’élections devant s’achever par la présidentielle en novembre 2016, à laquelle la Constitution interdit M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter.

Pour l’opposition, l’insistance du pouvoir à vouloir mettre en place ces élections locales, jamais organisées dans le pays depuis l’indépendance en 1960, serait une manoeuvre pour retarder la présidentielle.

  1. Minaku a appelé les détracteurs du projet à attendre “le moment de la présentation de la loi” pour exprimer leur désapprobation.

 

Comments are closed.
Matière News
RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter