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RDC: l’UDPS pose des conditions à sa participation au dialogue national

Le parti d’opposition historique en République démocratique du Congo a indiqué jeudi qu’il posait des conditions à sa participation au dialogue national voulu par le président Joseph Kabila.

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) veut “le dialogue tel que préconisé par la communauté internationale”, a déclaré à l’AFP son secrétaire général, Bruno Mavungu.

  1. Mavungu fait là référence à la résolution 2211 adoptée en mars par le Conseil de sécurité de l’ONU et autorisant la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) à contribuer à des discussions inter-congolaises destinées à sortir le pays de la crise politique qu’il traverse depuis 2011 et à permettre la tenue d’élections apaisées.

L’UDPS participera au dialogue si celui-ci est orchestré par un médiateur étranger, a indiqué M. Mavungu.

  1. Kabila a commencé lundi une série de consultations en vue du dialogue politique réclamé par l’opposition, alors que le pays est sous tension à l’approche d’un cycle d’élections devant s’achever en novembre 2016 avec la présidentielle.

Le chef de l’État s’est déjà entretenu avec des dirigeants religieux et des chefs coutumiers. Il doit encore consulter des responsables de partis politiques, de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), des diplomates et le chef de la Monusco, Martin Kobler.

L’UDPS, qui a refusé de participer à ces discussions préparatoires, avait fait savoir fin mai qu’elle était prête à participer à un dialogue national, y voyant “la voie privilégiée” pour sortir le pays de la crise.

Le Mouvement de libération du Congo (MLC) et l’Union pour la nation congolaise (UNC), les deux autres grands partis de l’opposition, ont pour leur part refusé tout dialogue, soupçonnant une manœuvre du pouvoir pour retarder la présidentielle.

  1. Kabila dirige la RDC depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter en 2016.

L’opposition l’accuse de vouloir tout faire pour s’accrocher à son poste après la fin de son mandat. Elle demande l’annulation de la série de scrutins (locaux, provinciaux, sénatoriaux) devant précéder la présidentielle et les législatives de novembre 2016 afin de mettre l’accent sur l’organisation de ces deux élections.

L’UDPS a toujours rejeté les résultats de la présidentielle et des législatives de 2011, entachées d’irrégularités massives.

Premier parti de l’opposition à l’issue de ces deux scrutins, elle apparaît aujourd’hui considérablement affaiblie par des dissensions internes et l’absence prolongée de son vieux chef, Étienne Tshisekedi, en convalescence en Belgique.

 

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