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RDC : Une foule immense accompagne Moïse Katumbi au parquet de lubumbashi

Une foule immense accompagna à Lubumbashi Moïse Katumbi vers le tribunal, chantant des hymnes guerriers en swahili, et en kiluba(bibakolé).

Dans la deuxième ville du plus grand pays francophone d’Afrique, tout le monde a compris que purement politiques étaient les poursuites judiciaires contre l’ancien gouverneur. Les avocats de Moïse Katumbi parmi lesquels Me Azarias Ruberwa,Me Mumba Gamae ect… vont tout essayer pour empêcher le transfèrement de leur client vers Kinshasa. Les organisations de défense des droits de l’homme sont claires sur leur condamnation des méthodes antiques d’un régime qui se radicalise. Le 9 mai, Human Rights Watch a dénoncé les «manœuvres d’intimidation à l’encontre d’un candidat à la présidence» et condamné «l’arrestation d’au moins 27 proches de Moïse Katumbi». L’ONG américaine dénonce les motivations politiques du procès qui débute.

Constitutionnellement, les élections présidentielles devraient avoir lieu le 27 novembre 2016. Aux termes de la Constitution qu’il a lui-même promulguée, le président Kabila, qui a déjà effectué deux mandats de cinq ans, n’a pas le droit de se représenter. Mais, à 43 ans, et avec un entourage important vivant sur le Trésor public, Joseph Kabila ne montre aucun signe qu’il est prêt à quitter le pouvoir. Si son opération de rendre Katumbi inéligible réussissait, Kabila pourrait présenter à la présidentielle ses marionnettes et réussir un coup à la Poutine-Medvedev.

À Washington, à Paris, à Bruxelles et à New York, les diplomates ont déjà préparé un train de sanctions personnelles visant les caciques du régime, à commencer par le chef de l’ANR Kalev Mutond, le gouverneur de la ville de Kinshasa André Kimbuta et le ministre de la justice Alexis Thambwé.

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