L’inflation des prix à la consommation en Afrique du Sud a légèrement progressé à 3,6 % en décembre 2025, contre 3,5 % en novembre, selon le rapport publié par Statistics South Africa.

Cette évolution reflète des pressions modérées mais persistantes, principalement liées au logement et aux services publics (+4,9 %, contribuant 1,2 point), aux produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+4,4 %, contribuant 0,8 point), ainsi qu’aux assurances et services financiers (+7,0 %, contribuant 0,7 point). L’inflation des biens s’est établie à 3,0 %, tandis que celle des services a atteint 4,2 %, confirmant le poids croissant des coûts essentiels.

Le rapport souligne des hausses marquées dans certains secteurs : la viande a bondi de 12,6 %, l’électricité de 7,9 % et l’eau de 7,0 %, tandis que les fruits et noix ont chuté de 7,4 % et les légumes de 2,8 %, atténuant partiellement la pression globale. Les disparités régionales sont notables, avec le Limpopo et le Nord-Ouest enregistrant 4,1 %, contre seulement 3,1 % dans la province du Cap-Oriental.

« Le logement, l’alimentation et les assurances demeurent les principaux moteurs de l’inflation », a indiqué Stats SA, mettant en évidence la résilience des coûts liés aux services malgré l’apaisement de certaines catégories de biens. Les analystes estiment que ce rythme contenu consolide la stabilité de la politique monétaire, tout en révélant des vulnérabilités dans les budgets des ménages.

Sur le plan international, cette inflation maîtrisée renforce la confiance des investisseurs dans le rand et soutient l’appétit pour les actifs des marchés émergents. Les hausses administrées, combinées à la baisse de certains produits alimentaires, limitent les risques de contagion sur les flux mondiaux de matières premières, même si la persistance des coûts de services pourrait peser sur la compétitivité.

À l’avenir, les observateurs anticipent une inflation restant dans la cible de la Banque de réserve, avec un équilibre fragile entre la modération des biens et la pression des services.

L’évolution des prix de l’énergie et de l’alimentation sera déterminante, mais la trajectoire stable du CPI sud-africain pourrait consolider la place du pays dans les portefeuilles d’investissement mondiaux en 2026.

Par Kelly Mbuyu

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