TotalEnergies a confirmé que le projet Mozambique LNG, d’un montant de 15,4 milliards de dollars, se poursuivra après que les partenaires du consortium ont décidé d’injecter des capitaux propres supplémentaires pour remplacer les engagements retirés de UK Export Finance (UKEF) et de l’agence néerlandaise Atradius.
Cette révision, couvrant environ 10 % du financement externe, garantit que près de 90 % des prêteurs maintiennent leur soutien au projet. Cette résilience souligne l’importance stratégique du gaz naturel liquéfié (GNL) sur les marchés mondiaux de l’énergie, dont la demande devrait croître de plus de 30 % d’ici 2030.
Dans son communiqué, TotalEnergies a déclaré:«Les partenaires de Mozambique LNG ont unanimement convenu de fournir des capitaux propres supplémentaires pour remplacer les contributions de l’UKEF et d’Atradius…TotalEnergies et ses partenaires tiennent à remercier les prêteurs représentant environ 90 % du financement externe qui ont confirmé leur engagement, reconnaissant la contribution positive du projet au développement du Mozambique. »
La société a également réagi aux rapports récemment publiés par le ministère des Finances des Pays-Bas sur la situation des droits humains et de la sécurité à Cabo Delgado, critiquant une méthodologie reposant sur des sources tierces plutôt que sur des enquêtes de terrain.
TotalEnergies a réitéré ses clarifications concernant les allégations d’abus par les forces de défense mozambicaines et a invité les parties prenantes à consulter sa page dédiée à la transparence.
Les analystes estiment que, malgré le retrait des agences de crédit à l’exportation européennes qui reflète des risques politiques et réputationnels accrus, la décision du consortium de poursuivre le projet traduit une confiance dans les perspectives à long terme du GNL.
Les marchés mondiaux cherchent à diversifier leurs approvisionnements hors du gaz russe, et les réserves du Mozambique sont perçues comme essentielles pour la sécurité énergétique de l’Europe et de l’Asie.
Les commentaires équilibrés soulignent que ce changement de financement accroît l’exposition des partenaires, mais démontre également leur capacité d’adaptation à mobiliser des capitaux alternatifs.
Pour le Mozambique, le projet promet des milliards de revenus, des infrastructures modernisées et des opportunités d’emploi, bien que la transparence et les bénéfices équitables pour les communautés locales restent déterminants pour la stabilité à long terme.
La perspective demeure prudemment optimiste : avec un financement sécurisé et la reprise des travaux, Mozambique LNG est en passe de devenir l’un des plus grands projets énergétiques d’Afrique.
Les analystes considèrent l’injection de capitaux propres comme une solution pragmatique qui assure la continuité, tandis que les marchés mondiaux évaluent les risques géopolitiques face à une demande croissante d’énergies plus propres et diversifiées.


