Glencore a ouvert l’année 2026 sur une note contrastée : la production de cuivre a bondi de 19 % à 199 600 tonnes, portée par des teneurs améliorées en Afrique et une hausse des volumes à Antamina, tandis que le cobalt a chuté de 39 % à 5 800 tonnes, conséquence directe du nouveau système de quotas imposé par la RDC.
Le zinc recule de 17 % à 176 900 tonnes, affecté par la fermeture de Lady Loretta en Australie et par des contraintes de séquençage chez Kazzinc. En parallèle, la production de charbon sidérurgique s’est contractée de 22 % à 6,5 millions de tonnes, pénalisée par les intempéries et les ajustements miniers. Pourtant, la flambée des prix – cuivre +37 % à 12 824 $/t, charbon énergétique +22 % laisse entrevoir une expansion des marges malgré la hausse des coûts d’intrants.
Ces chiffres traduisent une dynamique complexe : l’Afrique s’affirme comme pilier du cuivre mondial, tandis que le cobalt illustre la fragilité des chaînes d’approvisionnement stratégiques.
L’argent progresse de 15 % à 4,9 millions d’onces, contrebalançant la chute de l’or (-53 % à 68 000 onces). Le charbon énergétique reste stable à 22,9 millions de tonnes, l’augmentation australienne compensant les coupes de Cerrejón en Colombie.
Gary Nagle, directeur général de Glencore, souligne que « Bien que le conflit au Moyen-Orient ait créé de nombreuses perturbations… nos actifs métallurgiques nous placent en position nette longue sur l’acide sulfurique. Surtout, la vigueur des prix des matières premières devrait plus que compenser l’impact des coûts, entraînant une expansion des marges. »
Pour les marchés mondiaux, le rapport confirme une tension croissante sur les métaux de batterie, avec des implications directes pour l’industrie des véhicules électriques.
Le cuivre, baromètre de la demande industrielle, renforce son rôle stratégique, tandis que le charbon illustre les pressions liées à la transition énergétique. Les analystes anticipent une performance marketing supérieure aux prévisions, avec un EBIT annuel susceptible de dépasser la fourchette de 2,3 à 3,5 milliards $.
La perspective pour 2026 reste prudente mais optimiste ; un second semestre plus robuste est attendu, grâce à Collahuasi et aux mines canadiennes de charbon, offrant à Glencore une trajectoire de croissance malgré les contraintes réglementaires et géopolitiques.
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