Ivanhoe Mines a annoncé une révision prudente de ses objectifs de production pour le complexe cuprifère Kamoa-Kakula, ramenant ses prévisions à 290 000–330 000 tonnes en 2026 et 380 000–420 000 tonnes en 2027, tout en confirmant une montée en puissance vers plus de 500 000 tonnes par an à partir de 2028.

Le rapport technique indépendant, daté du 31 décembre 2025, établit des ressources indiquées de 1,27 milliard de tonnes à 2,65 % de cuivre (34 Mt contenues) et des réserves probables de 466 Mt à 2,82 % de cuivre (13,1 Mt contenues), consolidant la position de Kamoa-Kakula comme l’un des projets les plus riches et durables au monde.

Cette révision traduit une approche plus conservatrice face aux contraintes géotechniques et aux rythmes de développement souterrain, mais elle s’inscrit dans une stratégie de long terme visant la stabilité et la performance.

La mise en service progressive du smelter de 500 000 tonnes par an, l’intégration de 60 MW de solaire avec stockage et la valorisation des ventes de sous-produits comme l’acide sulfurique renforcent la résilience économique du projet et son rôle clé dans l’approvisionnement du marché mondial.

Robert Friedland, co-président exécutif, a déclaré : « Kamoa-Kakula est l’épicentre du district sédimentaire cuprifère le plus riche de la planète… ce rapport technique fixe une base solide pour porter notre production à plus de 500 000 tonnes par an. »

Marna Cloete, PDG, a ajouté : « Même si les hypothèses conservatrices pèsent sur les volumes de 2026 et 2027, nous préparons Kamoa-Kakula à battre de nouveaux records dès 2028. »

Sur le plan international, cette baisse temporaire intervient dans un contexte de chaînes d’approvisionnement fragilisées et de demande croissante en cuivre pour l’électrification et les infrastructures.

Les analystes soulignent que le passage du concentré aux anodes et blister accroît la capture de valeur et réduit la dépendance aux raffineurs externes, renforçant la compétitivité d’Ivanhoe Mines.

Avec des coûts ciblés autour de 2,00 $/lb et une production dépassant le seuil stratégique du demi-million de tonnes, Kamoa-Kakula s’impose comme un pilier de l’offre mondiale de cuivre pour les décennies à venir, tout en consolidant la République démocratique du Congo comme acteur central de la transition énergétique mondiale.

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