L’Afrique du Sud a été officiellement retirée de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), après avoir mené à bien un programme de réformes intensives sur 32 mois visant à corriger 22 insuffisances majeures dans son dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBA/FT).
Cette décision, annoncée lors de la réunion plénière du GAFI à Paris, marque une avancée institutionnelle majeure et ouvre la voie à une réintégration pleine et entière du pays dans les circuits financiers internationaux, avec des retombées potentielles sur les flux de capitaux, les notations de risque souverain et les coûts de conformité.
Depuis son inscription sur la liste grise en février 2023, l’Afrique du Sud a engagé un processus de réforme rigoureux, supervisé par une équipe d’évaluateurs du GAFI. Une visite sur site en juillet 2025 a permis de confirmer la solidité et la pérennité des mesures mises en œuvre.
Le gouvernement, représenté par le vice-ministre des Finances, Dr David Masondo, et le vice-ministre de la Justice, M. Andries Nel, a réaffirmé son engagement politique à renforcer durablement le système LBA/FT du pays.
Le Trésor national a salué la mobilisation conjointe des départements gouvernementaux, des agences de régulation et du secteur privé, ainsi que le soutien technique apporté par l’Union européenne, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Suisse et la Banque mondiale.
Le rôle du Groupe conjoint Afrique du GAFI et du secrétariat du GAFI a également été reconnu pour leur professionnalisme et leur rigueur. Le retrait simultané du Nigeria, du Mozambique et du Burkina Faso souligne une dynamique régionale vers une meilleure gouvernance financière.
« La sortie de la liste grise est une étape importante, mais elle ne constitue que le début d’un processus plus large visant à renforcer les institutions clés et à garantir l’efficacité durable du système LBA/FT », a déclaré le Trésor sud africain. Le GAFI exigera des résultats concrets enquêtes, poursuites et sanctions en vue de la prochaine évaluation mutuelle prévue entre 2026 et 2027.
Pour les analystes, cette évolution pourrait améliorer la perception du risque souverain, réduire les coûts de transaction et raviver l’intérêt des investisseurs pour les actifs sud-africains. « C’est un signal positif pour les marchés, mais la vigilance reste de mise. La crédibilité se joue désormais sur la capacité à maintenir le cap et à produire des résultats tangibles », estime Johnny Smith spécialiste des marchés émergents.
L’Afrique du Sud entre ainsi dans une nouvelle phase, où la réforme doit se transformer en résilience, sous le regard attentif des marchés mondiaux.
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