Les ventes du commerce automobile en Afrique du Sud, calculées aux prix constants de 2019, ont enregistré une hausse de 5,5 % en février 2026, confirmant une reprise de la demande malgré des performances contrastées selon les segments.
Les ventes de véhicules neufs ont bondi de 17,4 %, contribuant à hauteur de 4,7 points de pourcentage à la croissance totale. Les véhicules d’occasion ont également soutenu la tendance avec une progression de 6,1 % et une contribution de 1,3 point. À l’inverse, les revenus des ateliers ont chuté de 9,9 %, réduisant la croissance de 0,4 point, tandis que les ventes de carburant ont reculé de 1,0 %.
Sur les trois mois se terminant en février, les ventes totales se sont établies à 168,8 milliards de rands (≈ 8,9 milliards $), en hausse de 4,8 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les véhicules neufs ont généré 49,4 milliards de rands (≈ 2,6 milliards $), soit une augmentation de 19,4 %, tandis que les véhicules d’occasion ont atteint 34,3 milliards de rands (≈ 1,8 milliard $).
Les ventes de carburant ont reculé à 41,6 milliards de rands (≈ 2,2 milliards $), reflétant l’impact de la volatilité des prix mondiaux du pétrole et l’évolution des habitudes de consommation locales.
Les données corrigées des variations saisonnières de statistics south africa indiquent une hausse de 1,4 % en février par rapport à janvier, inversant la baisse du mois précédent. Cette dynamique illustre une résilience de la consommation, même si les ventes d’accessoires stagnent et que l’activité des ateliers reste en retrait.
L’économiste Peter Mokoena a déclaré que « La forte progression des ventes de véhicules neufs traduit une demande accumulée et des conditions de financement favorables. » Il a ajouté « La contraction des revenus des ateliers et des ventes de carburant révèle des changements structurels dans le comportement des consommateurs, avec des conséquences pour les prestataires de services. »
Cette reprise revêt une portée plus large. La hausse de la demande en véhicules pourrait stimuler les importations et les opérations d’assemblage, tandis que le recul des ventes de carburant s’inscrit dans la transition mondiale vers l’efficacité énergétique et les alternatives.
Pour les investisseurs, les chiffres traduisent à la fois des opportunités et des risques : la croissance globale est tangible, mais les déséquilibres sectoriels persistent.
À moyen terme, l’évolution dépendra des taux d’intérêt, des prix des matières premières et de la confiance des ménages. Les résultats de février témoignent d’une certaine solidité, mais la pérennité de cette dynamique exigera que la vigueur des ventes de véhicules compense les baisses structurelles des revenus liés aux ateliers et au carburant. Le secteur restera un indicateur clé de la vitalité économique sud-africaine et de son intégration dans les flux commerciaux mondiaux.
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