Ivanhoe Mines a publié de nouvelles prévisions de production pour son complexe cuprifère phare de Kamoa-Kakula, annonçant entre 380 000 et 420 000 tonnes de cuivre en 2026 et une hausse à 500 000–540 000 tonnes en 2027.
La société a confirmé son objectif à moyen terme de 550 000 tonnes par an, signe de confiance dans son plan de reprise après les perturbations sismiques survenues plus tôt en 2025.
Les ventes de cuivre en 2026 devraient dépasser la production, avec environ 20 000 tonnes supplémentaires issues du déstockage des concentrés, alors que le nouveau complexe de fonderie commencera son alimentation en fin d’année.
La mine de Kakula progresse dans ses opérations de pompage, avec 70 % de dénoyage achevé du côté ouest et 60 % du côté est. Les rythmes d’extraction s’améliorent, avec une production attendue de 6 millions de tonnes de minerai en 2026 et de 7 à 8 millions de tonnes en 2027, à des teneurs comprises entre 3,5 % et 4,5 %.
D’ici 2027, le taux combiné des mines de Kamoa devrait dépasser 10 millions de tonnes par an, alimentant le concentrateur de la Phase 3 et complétant les Phases 1 et 2, pour une capacité totale de traitement portée à 17 millions de tonnes par an.
Le co-président exécutif Robert Friedland a salué cette reprise :
« Même durant les années de redressement 2025 et 2026, ce complexe cuprifère remarquable produira environ 400 000 tonnes de cuivre… un témoignage extraordinaire de la qualité de l’endowment naturel de Kamoa-Kakula. »
La directrice générale Marna Cloete a mis en avant l’engagement des équipes :
« Notre personnel a travaillé sous pression, avec discipline et résilience, et surtout avec une attention exemplaire à la sécurité. Leur dévouement est le socle de nos progrès. »
Les analystes estiment que ces prévisions traduisent un équilibre pragmatique entre reprise opérationnelle et ambitions de croissance. La transition de la production de concentré vers des anodes de cuivre au sein de la plus grande fonderie d’Afrique pourrait transformer les chaînes d’approvisionnement régionales, en renforçant la valeur ajoutée locale en République démocratique du Congo.
Des risques subsistent néanmoins : la sismicité, l’intégrité des infrastructures souterraines et les délais de dénoyage pourraient influencer la montée en puissance. Mais si Ivanhoe respecte son plan, Kamoa-Kakula pourrait s’imposer durablement comme un fournisseur de cuivre de premier rang à l’échelle mondiale.
RDC durcit le cadre de l’artisanat minier, conformité exigée, tensions sur le terrain – Matière News


