l’Afrique du Sud a présenté un plan décennal d’infrastructure énergétique estimé à 24 milliards de dollars, lors du Global Energy Leaders Forum organisé en marge de l’African Energy Week 2025 à Cape Town.

En sa qualité de présidente du G20, elle entend mobiliser les investisseurs autour de 19 projets en phase avancée nécessitant 19 milliards de dollars, cinq projets ayant achevé leurs études de faisabilité, et 28 autres encore à l’étape préliminaire.

Cette feuille de route vise à renforcer l’intégration continentale, sécuriser l’approvisionnement énergétique, optimiser les coûts et stimuler la participation du secteur privé. Face à une demande énergétique africaine appelée à quadrupler d’ici 2040, le continent se positionne comme une priorité stratégique pour les acteurs mondiaux.

Coorganisé avec la Chambre africaine de l’énergie, le Forum international de l’énergie (IEF) et S&P Global Commodity Insights, le forum a permis aux pays du G20 d’explorer des pistes concrètes pour une transition énergétique inclusive et la lutte contre la pauvreté énergétique.

Le plan sud-africain repose sur une approche multi-ressources, combinant énergies renouvelables, gaz naturel et extension des réseaux. L’Alliance mondiale pour l’efficacité énergétique (GEEA), soutenue par les Émirats arabes unis et déjà plébiscitée par 40 pays, illustre cette dynamique d’alliances orientées vers l’action.

La Chine, de son côté, a annoncé via le China-Africa Development Fund un engagement de 5 milliards de dollars pour soutenir l’industrialisation verte du continent, incluant des projets hors réseau.

« La pauvreté énergétique n’est pas un défi africain, c’est une défaillance mondiale que nous devons corriger », a déclaré un haut responsable sud-africain. « Cette présidence vise à transformer les engagements en infrastructures, et les infrastructures en impact. »

Les retombées pour le marché mondial sont considérables. L’évolution énergétique de l’Afrique influencera les flux de matières premières, les modèles de financement et les équilibres climatiques à l’échelle internationale.

Si les opportunités sont vastes, le forum a aussi souligné les obstacles persistants, notamment l’accès au financement et la bancabilité des projets.

En toute équité, ce portefeuille de 24 milliards reflète à la fois l’ambition et la fragmentation du secteur : entre projets prêts à démarrer et initiatives encore embryonnaires. Mais avec un soutien coordonné du G20, l’avenir énergétique de l’Afrique devient non seulement possible, mais incontournable.

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