Au cours du trimestre clos en juin 2025, le Département sud-africain des ressources minérales et pétrolières a traité 1 164 demandes de licences minières, dont seulement 185 ont été approuvées soit un taux d’acceptation inférieur à 16 %.
Parmi ces demandes, 22 concernaient des droits miniers, 597 des droits de prospection et 545 des permis miniers. Le nombre total de rejets et de refus s’élève à 297, les droits de prospection enregistrant le taux de rejet le plus élevé avec 142 cas.
Les permis miniers représentent la majorité des autorisations accordées (110), tandis que seuls cinq droits miniers ont été octroyés, illustrant les difficultés persistantes à obtenir des licences d’exploitation à long terme.
« Ces chiffres reflètent notre engagement envers la rigueur réglementaire et le respect des normes », a déclaré le Département dans son rapport trimestriel. « Nous travaillons à rationaliser les procédures tout en garantissant la conformité environnementale et sociale. »
L’analyse des données révèle que les demandes relevant de l’article 102 souvent des modifications de droits existants dominent les autorisations de droits miniers, avec 17 octrois et un refus.
Les renouvellements de droits de prospection selon l’article 18 ont donné lieu à six autorisations et un refus, tandis que les demandes de modification selon l’article 102 ont abouti à six autorisations et trois refus.
Ces tendances suggèrent que les renouvellements et les amendements ont davantage de chances d’aboutir que les nouvelles demandes, ce qui reflète un système favorable aux opérateurs déjà établis.
Malgré les efforts du Département pour renforcer l’intégrité réglementaire, des préoccupations persistent dans le secteur minier concernant les délais de traitement, le manque de transparence numérique et l’incohérence des décisions.
L’accumulation des dossiers en attente et les taux élevés de rejet risquent d’éroder la confiance des investisseurs, notamment dans les minerais stratégiques tels que le cobalt, le platine et les terres rares des ressources où l’Afrique du Sud joue un rôle clé dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Si cette approche prudente peut être perçue comme une volonté de freiner les demandes spéculatives et de renforcer la conformité, le faible taux d’approbation en particulier pour les droits miniers soulève des interrogations sur l’efficacité du régime d’octroi.
Les 185 licences accordées marquent une avancée, mais sans réforme structurelle, le pays pourrait perdre en compétitivité face à des juridictions plus agiles et transparentes.
Ces chiffres offrent un aperçu contrasté du paysage minier sud-africain : une richesse géologique indéniable confrontée aux tensions entre rigueur réglementaire et impératifs économiques.
Lire Aussi:Le commerce automobile sud-africain rebondit malgré des signaux contrastés – Matière News
L’or perd son éclat : chute historique des ventes en Afrique du Sud – Matière News



1 Comment
L’Afrique du Sud envisage une révision de sa cible d’inflation face aux incertitudes économiques mondiales - Matière News
5 months ago[…] L’Afrique du Sud Accorde 185 Licences Minières Malgré les Pressions Réglementaires – Mati… […]