Ivanhoe Mines a dévoilé ses résultats du deuxième trimestre 2025, illustrant une performance solide malgré des circonstances opérationnelles complexes. Avec un bénéfice net de 35 millions USD, un Bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissements( EBITDA) ajusté de 123 millions USD et une trésorerie de 672 millions USD, la société canadienne confirme sa position de pilier dans la production de minéraux critiques en Afrique australe.

Au cœur de ses opérations, le complexe cuprifère Kamoa-Kakula en République démocratique du Congo (RDC) a produit 112 009 tonnes de cuivre au deuxième trimestre, soit une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente.

Malgré une activité sismique imprévue en mai ayant temporairement suspendu les opérations souterraines, la Phase 3 du concentrateur fonctionne à 30 % au-dessus de sa capacité nominale. Ivanhoe a ajusté ses prévisions annuelles de production entre 370 000 et 420 000 tonnes, avec un coût en espèces (C1) révisé entre 1,90 et 2,20 USD/lb.

« Nos équipes souterraines ont accompli des progrès remarquables », a déclaré Robert Friedland, président exécutif. « Leur engagement témoigne d’un élan solide et d’une trajectoire claire vers la reprise. »

La reprise du site est soutenue par un plan de drainage en deux phases. Des pompes submersibles à haute capacité sont déjà en cours d’installation, et les travaux de réhabilitation avancent rapidement. Bien que la société ait enregistré une dépréciation de 59 millions USD liée à l’incident, elle transforme cette épreuve en levier d’apprentissage et de résilience opérationnelle.

À Kipushi, près de Lubumbashi, la montée en puissance est manifeste. La mine de zinc à haute teneur a produit 41 788 tonnes au deuxième trimestre, soit une augmentation de 44 % par rapport au trimestre précédent.

Grâce à un programme de désengorgement, Kipushi a atteint des records de production journalière et hebdomadaire en juillet, équivalents à 327 000 et 289 000 tonnes annualisées. Le coût en espèces a chuté à 0,96 USD/lb, et les prévisions de production pour 2025 restent entre 180 000 et 240 000 tonnes.

Fait remarquable : depuis septembre 2022, aucun accident avec arrêt de travail n’a été enregistré sur le site de Kipushi. Dans un secteur souvent marqué par l’imprévu, cette constance est exemplaire.

En Afrique du Sud, le projet Platreef s’apprête à franchir une étape décisive. L’alimentation du concentrateur de Phase 1 est prévue pour le quatrième trimestre, avec une montée en cadence vers 100 000 onces de 3PE+Au par an.

La Phase 2, déjà en construction, vise une multiplication par cinq de la production d’ici 2027. Grâce à son gisement plat et riche, Platreef affiche un coût total projeté de 599 USD/oz, bien inférieur au prix du marché actuel avoisinant les 1 600 USD/oz.

« Platreef n’est pas simplement une nouvelle mine », souligne Friedland. « C’est une redéfinition de la production responsable de platine : mécanisée, efficiente et inclusive. »

Au-delà de l’exploitation, Ivanhoe mise sur l’exploration pour façonner son avenir. Dans les Western Forelands, 86 000 mètres de forage en 18 mois ont permis de doubler les ressources en cuivre, plaçant le district de Makoko parmi les cinq plus grandes découvertes mondiales depuis Kakula. L’entreprise poursuit également ses campagnes en Angola, en Zambie et au Kazakhstan, couvrant plus de 20 000 km².

Pour le secteur minier africain, les avancées d’Ivanhoe incarnent une dynamique de confiance et de transformation. De la création d’emplois à l’intégration d’infrastructures énergétiques propres comme la centrale solaire de 60 MW à Kamoa-Kakula ou la réhabilitation de la centrale hydroélectrique Inga II — les retombées économiques locales sont tangibles.

À l’échelle mondiale, alors que la demande en cuivre, nickel, zinc et métaux du groupe platine s’intensifie, Ivanhoe offre des chaînes d’approvisionnement sécurisées et conformes aux normes ESG. Sa stabilité financière, son excellence opérationnelle et son portefeuille d’exploration rassurent industriels, gouvernements et investisseurs.

Ce trimestre, Ivanhoe n’a pas seulement atteint ses objectifs : elle a démontré comment l’adversité peut catalyser le renouveau. Son capital humain, ses partenariats communautaires et sa rigueur technique façonnent une nouvelle ère minière où la rentabilité s’allie à la responsabilité.

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