Ivanhoe Mines a publié des résultats encourageants pour le deuxième trimestre 2025, marquant une production totale de 112 009 tonnes de cuivre au sein du complexe Kamoa-Kakula soit une hausse de 11 % par rapport à la même période l’année précédente.

Ce volume a été obtenu grâce au traitement de 3,62 millions de tonnes de minerai réparties entre les concentrateurs des phases 1, 2 et 3. Malgré les perturbations liées à une activité sismique en mai, les opérations ont été rapidement stabilisées, notamment par la reprise de l’exploitation sur le flanc ouest de la mine de Kakula.

Le concentrateur de la phase 3 a particulièrement impressionné, fonctionnant à 30 % au-dessus de sa capacité nominale. Parallèlement, le site de Kipushi a réalisé une performance notable, avec 153 342 tonnes de minerai traitées pour une production de 41 788 tonnes de zinc. Enfin, le projet Platreef confirme son calendrier, avec une première production attendue au quatrième trimestre.

Robert Friedland, fondateur et président exécutif, a souligné : « Les plans de redressement sont en bonne voie à Kamoa-Kakula grâce à des décisions proactives. Nous prévoyons d’accéder à des zones minières à teneur élevée, avoisinant 5 % de cuivre, vers la fin de l’année, ce qui devrait améliorer davantage notre efficacité opérationnelle. »

Marna Cloete, présidente-directrice générale, a ajouté : « Nos équipes ont fait preuve de rigueur et de souplesse. Avec la mise en service prochaine du smelter et le développement d’une nouvelle zone de minerai riche à l’est de Kakula, nous consolidons une base solide pour une croissance durable. »

D’un point de vue technique, les résultats sont cohérents. La teneur moyenne du minerai a légèrement diminué à 3,58 % en raison du traitement de stocks de surface moins riches, mais le taux de récupération est resté satisfaisant à 85,4 %.

Le projet “95”, en cours de construction à 50 %, vise à accroître ce taux à 95 %, en particulier avec un minerai plus concentré. D’autre part, le smelter direct-to-blister de Kamoa-Kakula devrait débuter sa montée en température en septembre, avec une première production d’anodes de cuivre attendue dès octobre. Cette intégration devrait permettre une meilleure valorisation locale du concentré.

Pour la République Démocratique du Congo, ces avancées sont significatives. La croissance des volumes de cuivre et de zinc renforce les recettes d’exportation et contribue à la stabilité économique. L’élargissement des zones exploitées soutient la création d’emplois qualifiés et l’amélioration des infrastructures dans les régions concernées.

Sur le plan environnemental, le projet solaire de 60 mégawatts sur site est un tournant : il incarne l’engagement d’Ivanhoe envers une production bas carbone, tout en améliorant la sécurité énergétique des opérations.

À Kipushi, le programme de désengorgement progresse sans incident, et la montée en cadence vers une capacité de 960 000 tonnes par an est prévue pour le troisième trimestre. Enfin, Platreef avance avec des méthodes de développement souterraines optimisées et une montée en puissance progressive prévue dès 2026.

En amont de la publication des résultats financiers du deuxième trimestre le 30 juillet, Ivanhoe Mines affiche une dynamique de reprise et de croissance structurée, porteuse d’opportunités tant pour les investisseurs que pour les communautés locales et le secteur minier congolais dans son ensemble.

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