BHP a clôturé son exercice financier au 30 juin 2025 avec des performances opérationnelles remarquables, affichant une production record de cuivre et de minerai de fer. La production totale de cuivre du groupe a atteint 2 016,7 kt, soit une hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.
Le site d’Escondida, au Chili, s’est illustré avec son niveau de production le plus élevé en 17 ans (1 305 kt), porté par une amélioration du taux d’alimentation en concentrateur (1,02 % contre 0,88 % en FY24) et une optimisation du rendement.
Spence et Copper South Australia ont également enregistré des performances historiques, avec des volumes records au quatrième trimestre. Côté minerai de fer, BHP a produit 263 Mt, dont 290 Mt provenant de WAIO (base 100 %), démontrant sa capacité à surmonter des conditions météorologiques extrêmes et à maximiser la fiabilité logistique.
« Nos résultats records en cuivre et en minerai de fer témoignent de la solidité et de la résilience de notre activité, même en période de volatilité économique mondiale », a déclaré Mike Henry, PDG de BHP. « La demande pour le cuivre et l’acier est dopée par les investissements massifs dans les énergies renouvelables et l’électrification. »
L’excellence opérationnelle de BHP est renforcée par des projets stratégiques comme le Port Debottlenecking Project et le Rail Technology Programme, qui ont permis de fluidifier la chaîne logistique. Sur le segment du charbon sidérurgique, BMA a su augmenter sa productivité malgré des contraintes géotechniques et une saison des pluies marquée, avec une hausse de 5 % des volumes produits.
Le projet de potasse Jansen (Phase 1) a quant à lui franchi le cap des 68 % de réalisation, bien que son budget ait été révisé entre 7,0 et 7,4 milliards de dollars US, contre une estimation initiale de 5,7 milliards reflétant les pressions inflationnistes et les défis liés à la productivité du chantier.
Ces résultats s’inscrivent dans un contexte global contrasté : la Chine, malgré les tensions dans son secteur immobilier et une chute des exportations vers les États-Unis, continue à stimuler la demande domestique et à accélérer ses investissements dans les infrastructures vertes.
Le cuivre, matériau clé de la transition énergétique, bénéficie de cette dynamique, tout comme l’acier, porté par l’expansion du réseau électrique et la croissance des ventes de véhicules électriques. BHP s’impose ainsi comme un acteur central dans l’approvisionnement en matières premières critiques.
Sur le plan environnemental, BHP réaffirme ses ambitions. Le groupe a signé des contrats pour l’affrètement de cargos ammoniaque à double carburant, capables de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 95 % par trajet.
Des tests commerciaux de réduction directe du fer ont également été menés avec China Baowu, ouvrant une voie prometteuse vers la décarbonation de la sidérurgie. Copper South Australia, en collaboration avec Aurizon, met en œuvre une solution logistique durable pour réduire les émissions liées au transport.
Dans un environnement où la durabilité, la transition énergétique et la résilience opérationnelle sont plus que jamais stratégiques, BHP ne se contente pas d’extraire : il transforme les standards du secteur et renforce sa position dans l’économie mondiale.
Lire Aussi:Kamoa-Kakula dépasse 112 000 tonnes de cuivre au T2 – Matière News
Le projet Lumwana transforme la Zambie en acteur majeur du cuivre mondial – Matière News


