Du 17 au 20 novembre 2025, le CTICC du Cap sera le théâtre du Sommet International des Matières Premières, un événement majeur qui réunira plus de 6 00 délégués issus des secteurs minier, énergétique, agricole, chimique et technologique à travers le continent.
Organisé par Hibarri, ce sommet s’impose comme la principale plateforme de sourcing en Afrique du Sud, mobilisant les producteurs de cuivre, cobalt, lithium, platine, charbon, fer, acier, manganèse, chrome, aluminium, mais aussi les acteurs des énergies renouvelables, des engrais, des biocarburants et des technologies industrielles.
À l’heure où les exportations africaines de matières premières dépassent les 400 milliards de dollars par an, et où la demande mondiale en métaux critiques devrait augmenter de 400 % d’ici 2030, cet événement s’annonce comme un tournant stratégique pour les marchés mondiaux.
La vision portée par le sommet est ambitieuse : connecter les producteurs africains de matières premières au reste du monde, dans un environnement commercial transparent, sécurisé et exempt de pratiques frauduleuses.
Ce n’est pas un simple congrès, mais une plateforme de transformation industrielle, où propriétaires fonciers, ingénieurs de raffinerie, leaders agro-industriels, développeurs énergétiques, innovateurs chimiques et décideurs politiques se retrouveront pour bâtir des partenariats durables, accélérer les investissements et repenser les chaînes de valeur.
« Nous avons hâte de nouer de nouvelles relations lors du Sommet International des Matières Premières cette année, et nous remercions l’Afrique du Sud de croire en l’avenir des ressources sur le continent », a déclaré Anje Kruger, PDG de Hibarri.
Pour les analystes, ce sommet est un indicateur fort du positionnement industriel de l’Afrique dans un contexte mondial marqué par l’inflation, les tensions géopolitiques et les transitions énergétiques. Il devrait influencer les stratégies d’investissement, les politiques publiques et les dynamiques de marché.
La présence d’experts en ESG, de spécialistes du carbone, de développeurs agri-tech et d’investisseurs en infrastructures témoigne d’une volonté croissante d’aligner croissance industrielle et responsabilité climatique.
Selon plusieurs observateurs régionaux, le sommet pourrait catalyser des partenariats dans l’hydrogène vert, l’agriculture régénérative, la traçabilité minérale et les corridors logistiques régionaux autant de leviers essentiels pour la compétitivité africaine dans la décennie à venir.
À l’approche de l’événement, le Sommet International des Matières Premières s’impose comme une déclaration stratégique : l’Afrique est prête à diriger, à connecter et à commercer sur des bases équitables, transparentes et à fort impact mondial.
L’Afrique du Sud prépare une réforme ambitieuse de son marché des crédits carbone – Matière News


